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Laetitia PARENT
7 oct. 20253 min de lecture



Ici, j’écris à côté de Lili.
Pas au-dessus. Pas derrière.
À côté.
Lili, c’est mon personnage.
Un peu moi. Un peu vous.
Celle qui observe, qui trébuche parfois, qui comprend souvent après coup, et qui préfère la lucidité inconfortable aux jolies histoires qui rassurent mal.
Alors non, vous ne trouverez ici aucune recette magique, aucune promesse en cinq étapes,
aucun mantra fluorescent à réciter devant un miroir en espérant que l’univers fasse le reste.
Juste une chronique sans filtre ni enjolivement, pour remettre un peu de lucidité et une dose de tendresse là où on nous sert trop souvent des illusions, de l’hypocrisie ou du storytelling en carton.
Ici, il y a des scènes de vie.
Des comportements humains.
Des petites tragédies du quotidien.
Et de grandes questions existentielles —
celles qu’on se pose entre deux cafés, à 23h, ou quand plus rien ne fait vraiment sens.
Tout est décortiqué avec finesse, franchise et un soupçon d’ironie élégante (parce que rire un peu aide parfois à ne pas se mentir complètement).
Pas de développement personnel rose bonbon.
Pas de psychologie de comptoir.
Pas de “tout va bien, respire par le chakra du bonheur”.
Juste une parole claire, lucide et libre pour comprendre ce qui se joue dans nos relations — personnelles ou professionnelles, dans nos choix, nos schémas, et dans cette étrange discipline qu’on appelle la vie d’adulte.
Des chroniques pour réfléchir, sourire, parfois se reconnaître, et toujours avancer avec un peu plus de vérité.
Même si ce n’est pas confortable.
Même si Lili lève parfois les yeux au ciel.
J’écris simple.
Pas parce que les choses sont simples.
Mais parce qu’elles sont déjà suffisamment compliquées pour qu’on n’en rajoute pas.
J’écris sans jargon, sans mots savants inutiles, sans cette couche de vocabulaire opaque qui donne parfois l’illusion de la profondeur alors qu’elle ne fait que tenir les autres à distance.
Ce choix n’est pas esthétique.
Il est politique.
Dans certains milieux — intellectuels, institutionnels, culturels — le langage sert moins à transmettre qu’à trier.
Il dit subtilement : si tu comprends, tu es légitime. Si tu ne comprends pas, tu n’es pas vraiment d’ici.
Le jargon devient un marqueur social.
Une frontière invisible.
Un moyen élégant de garder le pouvoir symbolique entre soi.
Je n’écris pas contre le savoir.
J’écris contre sa confiscation.
Contrairement à une idée très répandue, les personnes qui maîtrisent un sujet ne sont pas plus intelligentes que les autres. Elles ont surtout eu — ou pris — le temps.
Le temps d’apprendre.
De se tromper.
De recommencer.
De comprendre vraiment.
Et ce temps-là, avec de la curiosité et de l’exigence, tout le monde peut le consacrer à quelque chose.
Le vocabulaire compliqué ne rend pas un sujet plus noble.
Il le rend parfois volontairement inaccessible.
Rendre les choses claires n’est pas les simplifier à l’excès.
C’est les comprendre suffisamment bien pour savoir quoi enlever.
Vulgariser, c’est choisir la précision plutôt que l’effet.
C’est préférer la compréhension à l’admiration.
C’est accepter que d’autres puissent s’approprier ce que l’on transmet.
Et oui, ça dérange.
Parce qu’une idée claire circule.
Une idée claire libère.
Une idée claire ne reste pas la propriété de ceux qui l’ont formulée en premier.
Je n’écris pas pour rassurer à tout prix.
Je n’écris pas pour séduire.
Je n’écris pas pour vendre des solutions rapides à des problèmes complexes.
Tu ne trouveras ici :
aucune recette magique,
aucune méthode miracle en cinq étapes,
aucun mantra fluorescent censé régler une vie en trois respirations.
Tu trouveras à la place :
de la lucidité,
de la responsabilité,
du discernement,
là où les discours simplistes échouent.
Écrire comme ça, c’est renoncer à l’entre-soi.
C’est accepter d’être parfois jugée trop simple par ceux qui confondent complexité et sophistication.
Mais c’est aussi permettre à d’autres de se dire : « Je comprends. Donc je peux penser. Donc je peux décider. »
Et pour moi, c’est là que commence le vrai travail.
J’écris pour que les mots ouvrent. Pas pour qu’ils impressionnent.
J’écris pour que la pensée circule. Pas pour qu’elle se fige.
Si cette manière d’écrire te parle, alors tu es exactement au bon endroit.
Sinon, tu as le droit de refermer la porte.
Ici, il n’y a ni badge, ni jargon, ni carte de membre.
Juste une parole claire, lucide, et libre.
Ici, on parle vrai.
On ouvre des "dossiers".
Et on rit — souvent — pour ne pas pleurer.